Dans la Chine au quotidien il y a très peu de choses qui nous rappelle que l'on se trouve dans un pays communiste. Oubliez le manque de denrées. Ici on trouve de tout et en abondance; des produits locaux comme des produits importés. Oubliez aussi les files d'attente comme on voyait en URSS. Surtout que le concept de faire la file n'existe pas en Chine. Si vous vous imaginez un espèce de ''free for all" en continu vous avez raison. Pour réussir à monter dans l'autobus aux heures de pointe il ne faut pas hésiter à jouer du coude et à faire sa place ou on reste sur le trottoir. Ça peut sembler inconcevable dans un pays de plus d'un milliard d'habitants et pourtant.... Le pire? S'acheter un billet de train. Je n'ai pas encore tenté l'expérience. À suivre...
Ce n'est donc que la semaine dernière que les actualités m'ont ramenée à la réalité. Comme vous le savez, on parle beaucoup de la Chine, du Tibet et du boycott des Jeux Olympiques ces jours-ci. Partout... sauf en Chine. En réalité, je peux dire que j'ai été mise au courant par les journaux québécois (Cyberpresse). Le seul poste de télévision en anglais ici en parle très peu et je ne sais pas comment on traite la nouvelle dans les postes chinois. J'ai essayé de questionner mes collègues mais soit ils ne comprenaient pas, soit ils ne voulaient pas comprendre. Tout ce qu'ils m'ont dit c'est que la politique ne les intéresse pas. En fait, je pense que la majorité des Chinois pensent de même et n'ont probablement aucune de l'ampleur des évènements en cours. Comme ils n'ont aucun pouvoir décisionnel il ne leur sert à rien de suivre la politique. Le Premier Ministre Hu Qintao a été réélu pour un autre mandat de 5 ans par les membres du parti...pas par le peuple. Le Chinois n'ont rien à dire sur la question. Ils subissent, simplement.
En réalité, un boycott serait surprenant. La Chine a un pouvoir économique trop important pour que la communauté internationale ose mettre en péril les relations . Pour un Chinois, perdre la face est ce qu'il y a de pire et l'impact d'un tel affront serait énorme et aurait des conséquences importantes. Surtout que l'histoire a démontré que l'impact d'un boycott des Jeux sur les évènements politiques est nul.
En changeant de sujet, j'ai commemcé des cours de chinois! Je suis loin de pouvoir comprendre ou participer à un débat politique mais il y a un début à tout. Pour l'instant, c'est encore du chinois :-) Dans ma classe il y a un Israélien, un Indien, deux Français, une Chilienne qui a habité aux États-Unis pendant de nombreuses années et une Canadienne (Bibi). Ça vous donne une idée de la diversité ethnique de la communauté étrangère de Ningbo.
Je vous envoie des photos dans la prochaine chronique, promis!
Thursday, March 20, 2008
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1 comment:
Salut Sophie,
Fort intéressant de te suivre et de voir le point de vue canadien d'une réalité tout à fait différente de la nôtre. Ton commentaire fait réfléchir sur la politique. Autant les chinois de la rue ne semblent pas être politisés autant peut-être le sommes-nous trop! Pour ma part je commence à être un peu fatiguée de voir les gouvernements (fédéral ou provincial) avoir des idées, mettre des projets sur la table et tout de suite les "contre" se font entendre et hop tout tombe à l'eau. L'avancement est plus que lent et je crains que ça nous fasse reculer dans l'ensemble et que nous allons nous faire dépasser autant par la gauche que par la droite embourbés que nous sommes dans nos questions politiques. Rester immobile économiquement n'est jamais une bonne chose.
Pour ce qui est du boycott des jeux je suis d'accord avec toi, ça ne donnerait pas grand chose et ça pénaliserait des jeunes qui ont trimé dur pour s'entraîner et se rendre à ce niveau d'excellence. Parlant de boycott, savais-tu que ce mot vient du nom d'un capitaine irlandais M. Boycott et date de la fin du XIX lors des problèmes entre propriétaires et cultivateurs, l'origine des mots est toujours aussi intéressante et souvent cocasse.
A la prochaine
Colette
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